Sécurité routière à Abidjan : encore 81 vies fauchées sur la route depuis janvier

81 vies perdues. C'est le tribut payé par les motocyclistes d'Abidjan depuis le début de l'année 2026. Un chiffre révélé par le Ministère des Transports qui pousse les autorités à intensifier la sensibilisation auprès des conducteurs et des livreurs à moto
Sur les routes d'Abidjan, le compteur macabre continue de tourner. Depuis le début de l'année 2026, 81 motocyclistes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation un chiffre qui pèse lourd et qui remet, une fois de plus, la question de la sécurité des deux-roues au cœur du débat.
C'est le Ministère des Transports et des Affaires maritimes qui a rendu ce bilan public le 15 août dernier, à l'occasion d'une rencontre de sensibilisation organisée à l'Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody. Motocyclistes, coursiers et livreurs y étaient conviés pour un moment d'échange qui s'inscrit dans un effort plus large des autorités pour freiner l'hécatombe sur les routes.
À Abidjan, la moto n'est plus un simple moyen de transport : elle est devenue un outil de travail à part entière, portée par l'essor des livraisons à domicile. Mais cette omniprésence a un revers. Sur des axes de plus en plus saturés, les motocyclistes restent parmi les usagers les plus exposés.
Le bilan de ces derniers mois le rappelle avec force : porter son casque, respecter le code de la route, ne pas céder à la tentation de la vitesse et garder les yeux ouverts sur ce qui se passe autour de soi ce sont des gestes simples, mais qui font toute la différence entre un trajet qui se termine bien et un accident qui bouleverse une vie ou une famille.
Face à cette situation, le Ministère des Transports ne compte pas relâcher ses efforts. Les campagnes visant les conducteurs de motos et de tricycles se multiplient, et les livreurs, très visibles dans les rues de la capitale économique, sont particulièrement ciblés. Le défi pour eux : tenir les délais sans sacrifier la prudence.
Mais la responsabilité ne repose pas uniquement sur les épaules des motocyclistes. Les autorités le rappellent : les automobilistes aussi ont un rôle à jouer, en partageant la route avec plus d'égard pour ces usagers plus vulnérables.
81 vies perdues en quelques mois, c'est un chiffre qui ne devrait laisser personne indifférent. À Abidjan, où la circulation ne cesse de s'intensifier, la prudence n'est plus une option elle est une nécessité partagée. Et parfois, ce sont les gestes les plus simples ralentir, attacher son casque, rester attentif qui font toute la différence.
